Le magazine publie ainsi une longue interview du joueur, où il revient sur son année.
Voici quelques extraits de l'entretien:
Comment avez-vous vécu sportivement cette année ? 2006 a-t-elle été une bonne année ?
Une bonne année, c'est quand tu gagnes. C'est vrai que j'attache beaucoup d'importance à la manière dont une équipe évolue. Mais il ne faut pas se voiler la face, ce qui compte, c'est gagner. D'un autre côté, est-ce que, parce que tu n'as pas gagné à la fin, il faut tout oublier ? Mettre de côté le parcours, ce qu'on a fait avec Arsenal et avec l'équipe de France ? Je ne pense pas. Donc, oui, même sans avoir gagné un titre, c'est une bonne année.
Cette année, il y a aussi eu le Ballon d'Or : vous n'obtenez que la troisième place, alors que vous étiez pourtant l'un des favoris...
(Ferme.) Je ne l'espérais pas, donc je ne l'attendais pas ! Ce Ballon d'Or ne correspondait ni à une attente, ni à un espoir. Tout simplement.
Vous avez sérieusement pensé à aller Barcelone. Qu'est ce qui aurait pu vous séduire au Barça ?
Le tout. C'est quand même, à l'heure actuelle, la meilleure équipe au monde, qu'on le veuille ou non. Il y a des joueurs extraordinaires, le Camp Nou...
Evoquant les finales qu'il a disputé cette saison:
"Dans ces deux matchs, je n'ai pas fait la différence. Je suis le premier à le dire. Au Stade de France, en Ligue des champions (défaite d'Arsenal contre Barcelone : 1-2), j'ai deux grosses occasions. La deuxième, ce n'est pas pour chercher d'excuse mais cela faisait déjà cinquante minutes qu'on jouait à dix (suite à l'expulsion de Lehmann) et je n'avais plus rien dans la chaussette. Mais la première occasion, je dois la mettre au fond. Et ça, j'y pense souvent. Cette action, elle m'ennuie. Parce qu'elle implique pas mal de choses. ON avait super bien commencé, la physionomie du match aurait été différente. Même si je suis le premier à savoir qu'un attaquant ne se juge pas seulement sur ses buts ou ses passes décisives, j'ai toujours l'impression d'avoir laissé tomber mon équipe, quand je ne fais pas la différence. C'est ce que j'ai ressenti à ce moment-là."


